Rencontre avec Marcel Alocco-BMVR Louis Nucéra (Nice) samedi 17 février 2007

19 février 2007

A l’occasion de la parution de son livre …d’un âge sans mémoire dans la collection thoth des éditions de l’Amourier, Raphaël Monticelli et moi-même avons prêté notre voix à Marcel Alocco qui présenta et répondit aux questions d’une salle attentive.

Alocco écrit en peintre et peint en écrivain. Voilà ce qu’à traverser son exposition avant ou après la lecture l’on pouvait se dire. Qui écrit dévide du texte et à un moment donné doit insérer celui-ci dans le tissu déjà là des textes. Celui qui écrit doit tisser son texte au tissu des textes.
L’affaire commence tôt car celui qui va parler et apprendre le monde va devoir se mêler aux mots des autres prononcés ou tus, mots du désir d’avant même la conception. C’est de cet …âge sans mémoire qu’essaie de nous parler Marcel Alocco dans ce récit. c’est "cette phrase par d’autres commencée" qu’il essaie moins de retrouver que de retraverser pour la développer et faire trace. Encore. Ce faisant il mêle temps du mythologique, temps de l’histoire (événements et oeuvres), temps de la mémoire personnelle toujours lacunaire.
La discussion tourna autour de la question des limites  et de l’origine en art comme en littérature (prose et poésie par exemple) .
Après Laërte ou la confusion des temps (paru dans la même collection) cet homme qui tournait incessamment dans son "il(e)", voici avec …d’un âge sans mémoire, le temps d’avant revisité, la plongée dans une enfance engloutie qui est comme "la parabole d’une vie, d’une génération, histoire heurtée d’un siècle".

Alain Freixe

Quand Josué fait son opéra radiophonique.

18 février 2007

Raphaël Monticelli sera l’invité de Radio-Agora, le lundi 19 mars 07. Cette radio indépendante   va fêter ses 25 ans d’émission,  installée désormais dans le paysage sonore et culturel grassois -et bien au-delà- , elle vit sur le mode pluraliste et associatif. Nombre de bénévoles y animent des émissions musicales, littéraires, artistiques et  citoyennes.
Prenant la suite de Jean-Marie Barnaud, yves ughes présente le 1er et le 3ème lundi de chaque mois l’émission "Plaisir de Lire".
Après Alain Freixe sur l’oeuvre de Jacques Dupin, après Daniel Schmitt, pour Les Feuillets d’Hypnos, Claire Legendre La Méthode Stanislavski, Jérôme Bonnetto, Vienne le ciel, Raphaël Monticelli interviendra sur les ondes pour présenter l’ensemble de ses Bribes. C’est un parcours de lecture qui sera proposé -une heure durant, de 18 à 19h-  dans cette oeuvre exigeante et profondément troublante. 
Dans le pays grassois,  Radio-Agora se capte sur la fréquence 94 MGHZ, en tous lieux du monde par internet.

Pour dire au plus juste, le monde ne m’est jamais apparu. Je m’y suis senti  plongé et immergé ; j’en ai été aveuglé. J’ai essayé, comme à tâtons de m’en faire des images, d’en comprendre les représentaions, d’une certaine façon, peut-être, d’y apparaître.
La forme prise par ces tâtonnements, les richesses qu’un peu au hasard j’ai volées au monde, ce sont ces bribes, justement.
Raphaël Monticelli.

18 février 2007

l’année 2006 étant écoulée, en voici le bilan ainsi qu’un prévisionnel des dépenses incompressibles jusqu’en jullet 2007

Rappelez-vous!

8 février 2007

Ami(e)s,

N’oubliez pas de consulter régulièrement notre agenda 2007. Il varie et s’enrichit au fil des jours!

Alain Freixe, président de l’AAA

que la fête commence

4 février 2007

la poésie est  exigeante comme les fêtes,  qui sont le contraire de l’abandon.
la poésie est exigeante, comme les fêtes qui sont le contraire de l’abandon.
elle est partage d’une parole plus humaine, interrogation sur la langue, torsion tenue sur les mots…pour que la peste recule…
le printemps des poètes ne saurait être une oasis, l’occasion donnée de sortir de la naphtaline des oeuvres qui seraient par ailleurs confidentielles
le printemps n’est que le l’éclosion de ce qui, durant toute l’année se fait et  germine
comme preuves ces travaux d’avant mars où les auteurs de l’Amourier (v)ont donné de la voix, ont fait entendre les voix du Basilic

le 30 mars, à la Médiathèque de Mouans-Sartoux, Alain Freixe était l’invité de P. Joquel, des fins de mois sont poétiques…Avec son style, et sa malle de cuir, dont il sait extraire toutes les surprises du monde, il nous a fait partager une parole et,  notamment, une approche de la Lettera amorosa  de Char. Présence suspendue, la femme est là, de passage et dans le continu, au coeur du mystère. Violence, âpreté des mots, images fécondes engendrées par cette autre…
Et  puis, sans lien apparent, mais avec un écho souterrain, Alain Freixe a nourri ce mot qui lui est cher :  réfractaire…
Oui, décidement oui, je leur veux des rêves réfractaires.

Et la route pourra encore se faire comme elle s’est déroulée le 2 février avec Serge Bonnery et Jeanne Bastide,
- le 13 février, yves ughes évoquera un moment de l’oeuvre de Jack Kerouac , Mexico City Blues, à la Bibliothèque Municipale à Vocation Régionale, Louis Nucéra, à Nice.
- le 17 février, Alain Freixe et Raphaël Monticelli ,  au même lieu, liront des textes de Marcel  Alocco, ponctant ainsi  l’exposition consacré à cet auteur-plasticien…
- et puis mars s’épanouira, sur Nice, à Saint Laurent du Var, à Contes et à la Trinité,  à Grasse, avec des expositions sur René Char par ci, des conférences sur Daniel  Biga par exemple..par là .

Les voix de l’Amourier aiment  les sources et  la circulation des flux, des lieux.


Vendredi 2 février 2007-Lectures de Serge Bonnery et Jeanne Bastide à la BMVR (Nice) à 17hs

31 janvier 2007

Jeanne Bastide et serge Bonnery : deux voix du Sud-Ouest.

Jeanne Bastide, méditerranéenne, née à Montpellier, publie régulièrement en revue et anime des ateliers d’écriture. Lucarnes est son premier récit.

Serge Bonnery, né à Carcassonne, il a vécu son enfance en Minervois, au cœur d’un vignoble, de plaines et de coteaux. Il est entré en poésie dans le voisinage essentiel de Joë Bousquet. Après Une patience (L’Amourier, 2003 ) et Le temps d’un jardin (Le temps qu’il fait, 2003), Les roses noires est son troisième récit.

Jérôme Bonnetto-Présentation/signature de son dernier livre à Vence

14 janvier 2007

 

Samedi 20 janvier entre 14h et 17h, Jérôme Bonnetto présentera

                                           Vienne le ciel

publié par les éditions de l’Amourier dans leur collection Thoth
à la Médiathèque Municipale de Vence
228 avenue Colonel Méyère
06140 Vence
tel: 0493580212
Email:mediatheque@ville-vence.fr

Rendez-vous à 15 heures pour une lecture d’extraits de
ce roman par l’auteur.

Projection/lecture - David Giordanengo et Yves Ughes à la Maison de la Poésie de Grasse le 15 décembre 2006

19 décembre 2006

Si, si, c’est bien Yves Ughes qui salue mon départ vers Nice depuis la fenêtre  de la Maison de la poésie de Grasse ce vendredi 15 décembre. Nous venions d’assister à un beau moment mêlant images, musique et mots. Ils avaient décidé de revisiter leur livre paru aux éditions TAC-Motif en dont j’écrivais dans le Patriote Côte d’Azur :

« Notre-Dame de Vie. C’est à Mougins un de ces lieux plus reconnus que connus. C’est l’exemple même d’un des ces lointains familiers que David Giordanengo et Yves Ughes, l’un photographe (photo de David) ; l’autre, poète ont su transformer en lointain intérieur.
On ne sait trop ce qui est à dire : faut-il voir les photographies de David Giordanengo ou lire les textes d’Yves Ughes ? Comment voir et lire en même temps ? Que peut faire l’œil sinon aller et venir de l’un à l’autre jusqu’à ce moment de suspension dans les signes , passés alors à l’intérieur de nous-mêmes, suspens qui nous voit flotter entre images et mots, mots et images.
C’est à ce voyage que nous invitent les auteurs de ce beau livre – et je n’entends pas que David Giordanengo et Yves Ughes mais aussi, en tiers, les éditeurs qui ont su veiller à la qualité des reproductions photographiques comme à la mise en page des poèmes.
Notre-Dame de vie, « lieu inscrit dans l’écartèlement des mémoires » prend vie dans ce mano a mano entre l’artiste et le poète. Et dans le silence qui tombe au fil des pages tournées, « l’homme se multiplie ». »

Ils avaient décidé  de faire œuvre nouvelle à la faveur de l’exposition des photographies de David Giordanengo. Celui-ci en retravailla le rythme en deux clips dont les mises en lumière étaient souvent très belles et l’accompagnement musical propre à remplir d’émotion bien des participants. Beau travail qui gagnera à polir son miroir pour affronter Méduse.

Alain Freixe

Bibliothèque Municipale à Vocation Régionale de Nice :Jérôme Bonnetto le 18/11/06 et Michel Séonnet le 16/12/06

11 décembre 2006

Nous étions une trentaine dans l’auditorium de la Bibliothèque Municipale à Vocation Régionale Louis Nucéra de Nice le samedi 18 novembre à 15 hs pour écouter Jérôme Bonnetto présenter son roman Vienne le ciel paru dans la collection Thoth des éditions de l’Amourier. Belle lecture parce que la voix de Jérôme, toute en retenue et comme se repliant sur elle-même après son passage par l’extérieur, était finalement bien ajustée à ces monologues intérieurs qui tirent son livre vers ce ciel que l’on aimerait voir s’ouvrir à nos oiseaux. Et beau moment – Finalement, assez rare ! – d’échange avec la salle. Belle présence, intelligente et attentive de Jérôme. La question du roman en général, celle des relations entre photographie, prise de vue, cadrage, image développée et écriture comme celle du personnage de roman, de sa nature et de sa fonction furent abordées (À propos du personnage voir mon blog lapoesieetsesentours.blogspirit.com)
Nous étions sensiblement le même nombre ce samedi 16 décembre pour écouter Michel Séonnet nous présenter et  lire des extraits de son livre paru dans la même collection et chez le même éditeur Petit livre d’Heures à l’usage de ma sœur. Un livre impossible : un livre pieux pour une impie a dit l’auteur.  Un livre écrit pour sa sœur, malade. Un livre pour faire face.  Un vrai livres d’Heures. Si les Heures sont ces pierres que l’on ajuste pour résister quand ce qui vient menace de tout défaire. Que tout menace ruine. Lecture fervente. Souvent très émouvante.

Deux beaux livres à offrir à la verse de l’an!

Alain Freixe

Al dante, fin de partie

20 octobre 2006

Comme François Bon, nous ne supportons pas non plus la fin d’un éditeurwww.remue.net/spip.php.

« Petit éditeur » comme on dit! Et dans « petit », j’aime le ce qui ne se voit pas. Le non-spectaculaire. Et cela comme un silence assourdissant, une faille dans ce qu’il est donc convenu d’appeler « la marchandisation », quelque chose dont le vide appelle. Un invisible lié à l’art en général. Non que l’art ait à révéler celui-ci comme s’il était là avant, à attendre, mais qu’il contiendrait plutôt comme son énigme native !

Parce que « l’infime est ce qui fait sens », selon les mots d’Ernst Bloch, quelque chose soudain dans le paysage poétique de ce temps se fige et s’opacifie. L’air se fait toujours plus lourd!

Alain Freixe